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Les petites histoires de Paul

Les petites histoires de Paul

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Tout feu, tout flamme (V)

Tout feu, tout flamme (V)

Précédemment :

James a retrouvé sa maison sens dessus-dessous. Un message de mort signé M.S. l’attendait dans la cuisine. Bonpalle a trouvé dans la liste des élèves à l’époque des études des Cassorte., Marcel Sarpaigne, criminel. Bonpalle se retrouva nez à nez avec lui dans le commissariat vide !

V

Le visage empli d’effroi, Bonpalle observa l’armoire à glace qui se tenait devant lui. Chauve et le regard plein de haine. C’était la seule description possible de cet être sans cœur. Le revolver pointé sur Bonpalle en disait long sur les intentions de Sarpaigne. Bonpalle se résolut à l’évidence : il allait mourir. Mais avant, il était bien décidé à avoir le fin mot de l’histoire :

« Bonjour M. Sarpaigne, commença le sergent.

-Bonjour, flic, continua Sarpaigne.

-Allez-vous me tuer ?

-Il y a des chances.

-Voudriez- vous vous expliquer avant cela ?

-Mais bien sûr.

-Je vous écoute.

-A la fac, moi et mes deux victimes étions proches, très proches. Tellement proches que je tombais amoureux de sa femme. A l’annonce des résultats, nous étions quelques uns à avoir raté ce foutu concours.

Ce soir-là, mes deux compagnons se fiancèrent. Cela en était trop. Je me suis retranché dans le crime pour essayer de les oublier. Mais c’était impossible et l’heure de la vengeance avait sonné. J’ai tué ces deux veinards. Puis James Fergusson s’en est mêlé. Je connaissais sa réputation. J’ai donc espionné le commissariat grâce à un contact policier. Et oui sergent, il y a une taupe ici.

-J’en suis attristé.

-Bref j’ai appris que James Fergusson avait abandonné l’affaire. Mais il était évident qu’il allait continuer, ce n’est pas le genre de personne à baisser les bras si facilement. Je suis donc immédiatement parti chez lui en espérant arriver avant lui. J’ai eu de la chance, il s’est arrêté chez un ami. Une fois arrivé chez lui, j’ai mis le bazar et je lui ai laissé un mot. Je voulais faire vite et c’est la raison pour laquelle je ne me suis pas rendu compte que j’avais signé. Dernière solution : vous tuez avant qu’il ne revienne ; et oui sergent je surveille également vos appels. Je compte le tuer dès son arrivée. Faites vos prières. 3 , 2, 1… »

« PAN !! »

Bonpalle savait que c’était la fin mais il ne sentait pas la mort arriver. Il ouvrit les yeux. Sarpaigne gisait à terre, vivant, avec une balle dans l’épaule. Il releva la tête. C’est alors qu’il vit Fergusson son arme à la main. Il était vivant et James l’avait sauvé.