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Les petites histoires de Paul

Les petites histoires de Paul

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Meurtre à l'Oratoire

Meurtre à l'Oratoire

Introduction

James Fergusson est quelqu’un de solitaire. Originaire des Etats-Unis, il émigre en France à l’âge de 23 ans. Il est reporter dans un petit journal parisien. Maintenant, il a 52 ans et a pris une retraite anticipée pour pouvoir se retirer dans un coin de France : le Loir-et-Cher. Ayant hérité de plusieurs millions d’euros à la mort de son oncle, il peut vivre aisément jusqu’à la fin de ses jours. Ce qu’il aime par-dessus tout c’est se balader sur le chemin des feuilles dans le bois de l’Oratoire. Le bois de l’Oratoire est un bois de Vendôme et le chemin des feuilles est un parcours balisé au cœur du bois. C’est également un enquêteur hors pair, qui a la mauvaise habitude de tomber sur des cadavres assez régulièrement.

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05/10/2015 – Domicile de James Fergusson

Le voisin de James vint dîner chez lui ce fameux soir d’octobre. Il se prénommait Richard et avait 52 ans. Alors qu’il venait de passer au plat principal, Richard lui demanda de lui raconter sa dernière enquête. Cette dernière remontait à une dizaine de jours donc il s’en souvenait parfaitement. Il entreprit donc de conter son aventure la plus récente.

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25/09/2015 – Bois de l’Oratoire, Vendôme

L’automne venait de débuter. James faisait une énième promenade dans son bois préféré, sur son parcours préféré. Il venait à peine de rentrer dans la partie boisée qu’un cri fendit l’air. James s’élança vers le centre de la forêt, là d’où provenait le bruit. James avait reconnu la voix d’un homme. Dans sa course, il remarqua une masse sombre. Il se dirigea vers elle et au moment où il arriva devant, il put distinguer un homme qui s’effondrait, la gorge tranchée. Après avoir prévenu les secours, il se pencha vers la victime qui était désormais inerte sur le sol. Une simple pression sur le poignet, lui permit de constater que la personne était décédée. Il fouilla dans la poche de la victime et trouva un portefeuille contenant soixante-dix euros, une carte bancaire ,ce qui permet d’écarter la théorie du vol qui a mal tourné, et une pièce d’identité. L’homme s’appelait David Servan et avait 37 ans. Il habitait à Naveil. Tandis que James examinait le reste du portefeuille, une ambulance et la police arrivèrent. De la voiture de police descendit son inspecteur préféré : lieutenant Gorgel. Cet individu avait pour habitude de piétiner les scènes de crime et avait donc un grand nombre d’affaires non classées à son actif. Un fonctionnaire de police vint prendre la déposition de James :

« Je n’ai rien vu. Après avoir entendu un cri, j’ai trouvé ce malheureux la gorge tranchée. Il était trop tard. J’ai regardé ma montre au moment où il s’est effondré : 15h36.

-Merci, M. Fergusson.

-Il n’y a pas de quoi. »

James quitta la forêt. A l’aide de son mobile, il avait fait une photo de la pièce d’identité de Servan. Il appela un taxi pour l’emmener à Naveil.

25/09/2015 – 6 rue des coulis, Naveil

Une fois arrivé devant la porte de la maison de Servan, il sonna à la porte mais ne fut pas surpris que personne ne vint ouvrir, le propriétaire venant de mourir. Il allait forcer la serrure mais en poussant la porte, il constata qu’elle était déjà ouverte. En y regardant de plus près, James vit que la serrure avait déjà été forcée. Il présuma que c’était l’œuvre du meurtrier de Servan. Il sortit un Magnum 44 (modèle de revolver) de sa poche intérieure et pénétra dans la maison arme au poing.

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L’entrée donnait directement sur une grande pièce à vivre. Quelqu’un était passé avant lui et ce quelqu’un avait fouillé toute la pièce, à tel point que l’on ne pouvait plus avancer dans la salle sans marcher sur un objet. Contemplant l’ampleur du désastre, il ne fit pas attention à la personne cagoulée qui passait derrière lui. C’est quand la porte d’entrée claqua qu’il comprit qu’il n’était pas seul. Il se rua vers la porte et l’ouvrit. A ce moment-là, une voiture démarra en trombe. James put noter la plaque numérologique : AV 135 41. Son mobile sonna. Le médecin légiste venait de finir son rapport et il était convié au commissariat pour le lire. Il n’eut pas le temps de raconter les derniers événements que Gorgel raccrocha. Il retourna dans la maison pour chercher des indices mais rien ne pouvait l’aider pour son investigation. Le seul élément qui aurait pu l’aider était l’ordinateur portable de Servan mais il avait été emporté par son tueur. Il chercha dans les autres pièces mais rien ne l’orientait vers une piste, aussi faible soit-elle. Il retourna dans la rue où le chauffeur du taxi l’avait attendu. Il lui ordonna de mettre plein gaz vers le commissariat de Vendôme.

25/09/2015 - Commissariat de police, Vendôme

Le lieutenant Gorgel l’attendait de pied ferme :

« Eh bien, c’est pas trot tôt. Voilà une demi-heure que je vous attends.

-Il vient de m’arriver un truc hallucinant, lui dit James.

-Je vous écoute.

Et James relata ses aventures au lieutenant :

-Alors vous en pensez quoi, lui dit le lieutenant.

-Je ne sais pas encore mais je viens voir le rapport d’autopsie.

-Le voici. »

Gorgel lui tendit une feuille de papier :

Rapport d’autopsie de David Servan

Cet individu est mort d’un coup de scalpel médical dans la gorge. Ce coup lui a coupé la carotide, il est mort en quelques secondes. Il est mort entre quinze heures et seize heures, confirmant la version de M. Fergusson. Il n’y a aucune trace de lutte ce qui laisse à supposer qu’il connaissait son meurtrier. De nombreuses traces de piqûres se trouvent sur les deux avant-bras. Il se droguait mais pas au moment d’être tué.

Dr. Joineau

James fit une photocopie du rapport puis quitta le commissariat.

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25/09/2015 – Domicile de James Fergusson

Une fois rentré chez lui, il afficha tout le dossier du meurtre sur le mur de sa salle à manger. Il l’étudia pendant des heures avant de trouver quelque chose : Servan avait passé trois mois en prison pour possession de drogue et le rapport d’autopsie indiquait qu’il se droguait régulièrement. Il se dit alors : « Il doit bien avoir un fournisseur. »

Il débuta alors une recherche sur tous les dealers du coin. On peut croire que le Loir-et-Cher est paisible mais les dossiers de la police locale regorgent de noms de narcotrafiquants. Un nom ressortit du lot. Stev Rarvojik était un dealer russe qui s’était installé en campagne (sûrement pour plus de discrétion) et avait des antécédents pour agression à l’arme blanche et violences conjugales. James prévint Gorgel qui appela le GIPN pour avoir un soutien tactique lors de l’interpellation. Ils se mirent en route, chacun de leur côté, vers Mazangé, le dernier lieu de résidence de Rarvojik connu à ce jour, malheureusement vieux de 7 ans.

25/09/2015 – Domicile de Stev Rarvojik, Mazangé

Le groupe d’intervention se mit en place avec Gorgel, James et deux fonctionnaires de la police scientifique qui les suivaient de près. La tête de groupe enfonça la porte avec le bélier métallique provoquant un bruit assourdissant (pour la discrétion, c’était raté). Puis le cortège s’annonça en pénétrant dans la pièce comme si leur vie en dépendait. Ils fouillèrent toute la maison mais ne trouvèrent aucune trace de Rarvojik. Tout à coup une sonnerie retentit dans le jardin. Les policiers déboulèrent dans le jardin et foncèrent jusqu’à ce qui semblait être une cabane à outils. Mais avant qu’ils n’aient atteint la porte, une rafale de coups de feu s’abattit sur eux. Un policier s’effondra en gémissant et les autres tirèrent sur la cabane en bois, la transperçant de dizaines de trous. Puis ils s’arrêtèrent et pénétrèrent dans la cabane. Il n’y avait personne. Les policiers regardèrent, ébahis, la cabane qu’ils venaient de mettre à sec. L’intérieur de la cabane était chichement meublé : un tapis reposait sur le sol, deux chaises et une table bancale composait le mobilier de cette unique pièce. C’est alors que James remarqua une légère éminence au niveau du tapis. Il le souleva et découvrit une trappe. Avec Gorgel, il s’y engouffra et découvrit une unique chaise où était assis Rarvojik, le revolver à la main. Gorgel le mit en joue et Rarvojik lâcha son arme avant de s’évanouir. Gorgel appela une ambulance et James examina Rarvojik. En l’examinant, il put dénombrer 3 intrusions de balles : une dans la jambe, une dans le bras et une dans le ventre. Il avait dû être touché pendant la fusillade. L’ambulance arriva pour emmener Rarvojik à l’hôpital Daniel Chanet et James rentra chez lui pour une bonne nuit de sommeil.

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26/09/2015 – Hôpital Daniel Chanet, Vendôme

James rejoignit Gorgel dans le hall des admissions longue durée. Ils se rendirent à la chambre 304 pour interroger Rarvojik. Durant la nuit, son état s’était stabilisé et il était en état de parler. Lorsqu’ils arrivèrent dans la chambre, ils trouvèrent Rarvojik en pleine discussion avec un homme en costume. Ils s’enquirent du nom du nouveau venu : Maitre Flutet, avocat principal de Mr Rarvojik. Il indiqua aux deux hommes que son client n’avait rien à voir dans le meurtre de Daniel Servan et qu’il avait agi en état de légitime défense lors de l’intrusion des policiers dans sa propriété privée. L’avocat s’empressa de fournir un alibi pour son client. Après vérifications auprès des collègues de Gorgel, restés au commissariat, l’alibi s’était trouvé bon et solide. Rarvojik leur dit qu’il connaissait Servan car c’était un bon client. Il ne lui connaissait pas d’ennemi. James et Gorgel s’en allèrent.

26/09/2015 – Commissariat de police, Vendôme

James accompagna Gorgel au commissariat et ils continuèrent d’éplucher différents dossiers quand James trouva le nom d’un certain Molkish. Les deux hommes se mirent à faire des recherches sur ce fameux Molkish. Cet homme était arrivé en même temps que Rarvojik. C’était même son ancien associé. Après une dispute, ils avaient décidé de créer leur business chacun de leur côté. Sauf que Molkish n’avait pas réussi à décoller dans le monde de la drogue. Il avait donc entrepris de se venger de Rarvojik. James émit l’hypothèse que Molkish avait tué le meilleur client de son ex-associé pour se venger de lui et peut-être pour le mener à sa perte. Le même groupe d’intervention de la veille fut mobilisé pour permettre l’arrestation de Molkish.

26/09/2015 – Domicile de Molkish

L’équipe du GIPN se rua dans l’appartement de Molkish où ils le trouvèrent endormi. Le bruit le réveilla et il fut menotté puis emmené au poste.

26/09/2015 – Commissariat de police, Vendôme

Molkish fut emmené dans une des salles d’interrogatoire après lui avoir fait passé un test d’alcoolémie et de cocaïne qui se trouvèrent tous les deux négatifs. Contre toute attente le dealer leur déballa tout et avoua le meurtre. Il avait piraté le téléphone de Rarvojik pour envoyer un message à Servan pour lui donner rendez-vous. Il avait aussi fouillé la maison de Servan pour faire croire que ce meurtre visait uniquement Servan. Ainsi se finit la dernière aventure de James.

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5/10/2015 – Domicile de James Fergusson

Son voisin était fasciné par l’histoire de James. Ils finirent de manger et parlèrent de politique et d’actualité. Vers minuit, le voisin rentra chez lui et James alla se coucher…

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